Les arbres Les rivières Accueil Les fleurs mer et lacs Les animaux La forêt Les paysages mer et lacs La forêt Les fleurs Les rivières Les arbres Les animaux Les paysages AccueilLa pluie poésie et aquarelle de Nouchka Favez Le ciel et blanc, le ciel est gris Les nuages se sont unis Blottis les uns contre les autres, Majestueux aéronautes, Ils déversent brumes et moiteurs Humides avec apesanteur. Et de fines gouttes de pluie Sautillent sur mon parapluie ! Tous les grands feuillus dégoulinent Les rameaux tristes sont en larmes La pluie a fait place à la bruine Mais elle ne pose pas les armes Elle gonfle, attaque la vaurienne De calme elle devient diluvienne Transformant chemins et routes En torrents furieux en déroute. La nature entière arrosée Frissonne de félicité. La pluie alimente les flaques La rue devient paradisiaque, et dans un joyeux clapotis Pour le plaisir des tout petits Qui s'élancent, courent, sautent, A cloche-pied ils éclaboussent Toutes les gouilles alentour. Emerveillés de ce bon tour Ils réalisent tout de go Comment faire des ronds dans l'eau !
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Le chemin qui s'envole Poésie et aquarelle de Nouchka Favez Me voilà sur un vieux chemin Longeant la colline au jasmin, Pour arriver au précipice, Bordé de terre de silice, D'un rêve fou tout éveillé Que plus rien ne vient surveiller. Et c'est le chemin qui s'envole Attiré par une auréole Qui flotte au-delà des nuages, Transparente comme un mirage, Gigantesque porte des songes. Ce sont mes pensées qui plongent Dans une douce quiétude Authentique béatitude, Si prodigieuse inconscience : Je flotte sur un lac immense Dont l'eau si clair, si profonde Embrasse mon corps de ses ondes Frisantes de limpidité Dans le chatoiement de ses teintes Je veux me laisser emmener Sans pour cela porter atteinte Au bien être qui m'envahit, De cette extraordinaire vie Qui m'aspire au-delà des nues Ondoyantes à perte de vue. Le vieux chemin qui monte au ciel, Amer retour à l'essentiel, Redescend soudain sur la terre ! Toute ennivrée de ce mystère, Dans mon hamac suspendue, Et dans mon songe encore perdue, J'ouvre les yeux très étonnée Car je viens de vivre en pensée Un rêve de félicité. Un moment pur d'éternité.
Poésies IIC'est une masse de rochers Qui surplombe le vieux chemin, Quelques trois ou quatre vieux pins S'y agrippent sans dérocher, A leurs ramures rabougries S'accrochent de fines aiguilles En petits bouquets pittoresques Qui imitent des arabesques. Et sur la roche à tête d'ourse Un scarabée finit sa course. Le pauvre insecte a trépassé, C'est un duel qui l'a tué ! Ses beaux reflets multicolores Sous le soleil brillent encore. Des fleurs en or à longues tiges Allumées de leur prestige, S'inclinent, faisant révérence, Troublées par la deshérence D'un bourdon dodu qui oscille En butinant une ancolie. Des corolles de marguerites Inaugurant un nouveau rite, Planent en haut des grandes herbes, Dans un sursaut d'indépendance Pleines de compassion s'avancent Pour danser un ballet superbe, Saluant à la dérobée Le précieux défunt scarabée Puis c'est le tour des campanules, Leurs tiges délicates ondulent Encore lourdes de rosée Qui dégouline clairsemée, En gouttes fines et légères Sur le pauvre coléoptère. Un jeune geai volant par là, Attiré par ce tralala, Comprend le prix de cette aubaine : Son déjeuner lui est servi ! D'un coup de bec il engloutit La bestiole sans moindre haine, Car c'est ainsi que l'on prédit Aux insectes le paradis !
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